L’essentiel
- Au régime général, l’époux divorcé est assimilé à un époux survivant pour la réversion. source
- La réversion est partagée entre l’époux survivant et les ex-époux divorcés au prorata de la durée de chaque mariage, comptée de date à date. source
- Au régime général, l’ex-époux peut obtenir sa part même s’il vit de nouveau en couple au moment du décès. source
- Dans la fonction publique, la part des conjoints est elle aussi répartie selon la durée de chaque mariage, et une partie peut revenir aux orphelins. source
- Au régime général seulement, la part d’un bénéficiaire décédé peut, sur demande, être attribuée aux autres bénéficiaires. source
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Faire le test gratuitComment le partage est-il calculé ?
La pension est divisée selon le nombre de mois de chaque mariage, arrondi au mois inférieur.
Exemple : le défunt a été marié 30 ans avec sa première épouse, puis 10 ans avec la seconde. Sur 40 ans de mariage au total, l’ex-épouse reçoit les 3/4 de la réversion et la veuve 1/4.
Le calcul se fait sur le montant total de la réversion, soit 54 % de la retraite de base du défunt au régime général. Chaque part est ensuite soumise aux conditions de ressources de son bénéficiaire.
| Mariage | Durée | Part de la réversion |
|---|---|---|
| 1er mariage (divorcé) | 30 ans | 3/4 |
| 2e mariage (veuve) | 10 ans | 1/4 |
Chacun doit-il remplir les conditions ?
Oui : l’âge et les ressources sont examinés séparément pour chaque bénéficiaire.
Au régime général, il faut avoir au moins 55 ans et des ressources sous le plafond. Les parts sont fixées lors de la première demande, puis versées à chacun quand il remplit les conditions.
Une ex-épouse trop jeune ou aux revenus trop élevés ne touche rien pour l’instant, mais sa part reste réservée : elle n’augmente pas celle de la veuve.
Et dans les autres régimes ?
Le principe du prorata est commun, mais les conditions liées au remariage varient.
Pensez à demander la réversion dans chaque régime où le défunt a cotisé : les parts peuvent différer d’une caisse à l’autre selon leurs propres conditions.
- Fonction publique : l’ex-conjoint qui vit de nouveau en couple perd son droit, qu’il peut retrouver si cette union prend fin.
- Fonction publique : en présence d’orphelins, une part de la pension leur revient.
- Retraite complémentaire Agirc-Arrco : l’ex-conjoint remarié n’a pas droit à la réversion ; un PACS ou un concubinage ne la fait pas perdre.
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Questions fréquentes
L’ex-épouse remariée a-t-elle droit à la réversion ?
Au régime général, oui : le remariage ou la vie en couple ne lui fait pas perdre sa part. À l’Agirc-Arrco, non : l’ex-conjoint remarié n’a pas droit à la réversion. Dans la fonction publique, une nouvelle union fait perdre le droit, qui peut être retrouvé si cette union prend fin.
Dois-je prévenir l’ex-épouse ou faire une démarche commune ?
Non. Chacun dépose sa propre demande ; c’est la caisse qui calcule les parts à partir des dates de mariage et de divorce.
Peut-on contester le partage ?
Le partage au prorata est fixé par la loi. Vous pouvez en revanche vérifier que les dates de mariage et de divorce retenues sont exactes, actes d’état civil à l’appui.
Ma part augmente-t-elle si l’ex-épouse décède ?
Au régime général, oui, sur demande à la Carsat si vous remplissez les conditions. À l’Agirc-Arrco et dans la fonction publique, non : la part s’éteint ou ne peut revenir qu’aux orphelins.
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Vos questions sur ce sujet
Sources
- Service-public.fr — Pension de réversion de l’Assurance retraite
- Service-public.fr — Pension de réversion en cas de décès d’un fonctionnaire
Article mis à jour le 28 octobre 2026. Information générale. Pour une situation particulière, adressez-vous à un notaire.